Les pieds.
De quoi sont les pieds ?
L’objet du plus grand soin !
J’peux m’tromper, mais …
Johnny Halliday va mourir. Un jour !
Et ce jour là, il sera difficile d’habiter la France. La France, ce si beau pays, un phare dans la nuit pour la civilisation, un repère de culture et de bien-être, une corne d’abondance d’intelligence, de finesse et de tolérance. La France qui est capable de faire d’un type somme toute moyen, une star, que dis-je une star, une statue de son vivant, le plus grand chanteur français de tous les temps, poil aux dents !
Peut-on avouer l’inavouable ?
Johnny, c’est la gerbe ! Chansons minables, textes insipides, musiques militaristes, chanteur à voix mais techniquement nul, c’est l’un des rares chanteurs qui me fasse tourner le bouton du poste. Merci la zapette.
Quant à son côté homme, ben faut aimer le type foncièrement à droite, bête comme un string usagé, dont la principale activité est de ramasser le plus de fric possible de ses victimes, les gens qui achètent ses disques et les collectivités territoriales qui financent ses spectacles pour qu’il remplisse les zéniths de province et fasse jouir les potentats locaux, qui bichent quand ils sont sur la photo à côté de l’artisss.
Il est tout de même abérant que les impôts locaux, ceux des nantais en particulier, servent à faire venir cet individu, dont l’objectif final est de finir ses jours à Monaco.
Ces jours-là sont proches et cela me fait frémir à l’avance.
On va subir des palanquées de pleurnichades sur les écrans, des commémorations sans fins, des hommes politiques (Raffarin, Sarkozy, et d’autres à gauche) qui vont venir fleurir la stèle, des cortèges de fans avec des tee-shirts à photo du grand homme et des cheuveux gras et orange qu’ils secourront bien nerveusement pour faire voir à quel point ils sont contrits par la mauvaise nouvelle, et que nous aussi on devrait l’être.
Oui, la France va subir la mort de Johnny.
Et on va tous en chier, enfin ceux qui pensent que la musique, ce n’est pas Johnny, ni tous ceux qui lui ressemblent et ils sont nombreux.
J’peux m’tromper, mais ça fait réfléchir, tout de même…
“Regarde Hardy, le bateau qui passe par la fenêtre !
Il a un a un drôle de nom. Il s’appelle “Le Hanneton !”
Mon père sortait parfois cette blague et prenait l’accent de Stan Laurel et ça nous faisait rire.
Merci Papa.
Un soir à Vienne
Qu’il t’en souvienne
Sur les bords du Danube bleu
La valse tendre vient nous surprendre
Et ce fut le premier aveu
Sous son empire , troublant délire
Quand nos cœurs s’éveillent à l’amour
Beau soir de Vienne
Quoi qu’il advienne
A toi je penserai toujours
Jamais, jamais, je n’oublierai
Le beau Danube sous la lune
Tu m’as juré de m’adorer
Nos deux âmes n’en faisant qu’une
Les sanglots longs des violons
Venaient mourir dans la nuit brune
Et leurs archers vainqueurs
Unissaient nos cœurs dans cet extase du bonheur
Beau soir à Vienne
Qu’il t’en souvienne
Sur le bord du Danube bleu
La valse tendre vient nous surprendre
Et ce fut le premier aveu
Sous son empire, troublant délire
Quand nos cœurs s’éveillent à l’amour
Beau soir de Vienne
Quoi qu’il advienne
A toi je penserai toujours
Tu murmurais, je t’aimerai
Tant que le flot qui vagabonde
Restera bleu comme tes yeux
Que voulais-tu que je réponde ?
J’espérais tant, ton cœur tournant
Bientôt fut plus changeant que l’onde
Les flots sont toujours plus clairs un beau jour
Mais moi je n’ai plus ton amour !
Beau soir de Vienne
Quoi qu’il advienne
A toi je penserai toujours
J’peux m’tromper, mais …
Doit-on toujours en France taper sur les faibles et ceux qui sont en difficultés ?
Que penser de Domenech et de sa désastreuse gestion de l’équipe de France de foot à l’Euro 2008 en Suisse ?
La France est un pays où chacun est un sélectionneur en puissance. Sans jamais mettre les pieds dans un stade, sans lire un seul article dans un journal spécialisé ou non, sans savoir si ou non tel ou tel joueur est en forme, ou joue vraiment bien ou est une grosse brêle, chacun à son avis sur la question et tous sont d’accord pour pendre Domenech par le pieds, comme le fut Mussolini, lui cracher au visage et le bourrer de coups de pieds une fois mort, allongé sur le sol.
Les Italiens ont la rancune tenace et les Français tendent à copier de l’étranger ce qui est le pire.
Personnellement, je n’ai aucun avis sur la question du sort de l’équipe de France et de son entraineur. Cela fait beau temps que le foot me broute, pour parodier Font et Val.
Quand l’équipe de France gagne (et non pas “la France”, distinguo important), je suis comme tout le monde, content. Lorsqu’elle perd, je suis déçu. Mais je me dis qu’ils (les joueurs) feront mieux la prochaine fois.
2 conséquences pour moi de la défaite de l’équipe de France à l’euro : je change d’opérateur téléphonique. En effet, mon opérateur SFR pour ne pas le nommer, fait toute sa communication autour de l’équipe de France et je suis absolument contre le fait qu’une partie de mon forfait soit consacrée à payer des gens en sueur qui courent après un ballon. Je passe donc vers l’autre, en couleur.
Je suis surtout déçu pour le regard des enfants, et du mien d’enfant, qui jouent au foot le mercredi et souvent les weekends et qui fantasment sur des joueurs qui à leurs yeux sont des surhommes.
A force de proposer des prestations aussi médiocres, des débats stériles sur le sort d’entraineur pusillanimes, des solutions du niveau du comptoir du bar d’à côté, ils se mettent à adorer les joueurs d’autres nations et leurs équipes, comme les russes, les espagnols, …
Voilà au moins un domaine où le nationalisme ambiant se prend une bonne claque.
J’peux m’tromper, mais ça fait réfléchir, tout de même.
“Ah, les p’tites chinonaises,
Ne vous en déplaise,
Ne vous en déplaise,
Ah, quels minois charmants !
On dirait l’printemps,
On dirait l’printemps !”
Anomyme du Chinonais
Une chanson qu’aimait reprendre ma maman Micheline lors des réunions de famille.
Papa, c’est vraiment pas sympa !
Tu m’as piqué ma petite amie, ie, ie, ie, ie !
Lili, Lili Gribouille,
Qu’avait une bonne bouille,
Et qu’était si bien au lit, i, i, i, i,
Sonnent, sonnent
Tintent, tintent,
Petites cloches de banlieues, eu, eu, eu, eu,
Le dimanche matin, la main, main dans la main,
Nous n’irons plus dans les rues de Pantin.
J’peux m’tromper, mais …
Il va falloir m’expliquer cette volonté tenace de vouloir appartenir à un clan, une entité géographie quelconque, une tribu, origine, d’être fier de cela et faire tout pour que cela se sache et se voit.
Le paroxysme de l’appartenance crétine, c’est la plaque d’immatriculation.
V’là t’y pas que l’état, toujours méchant et qui ne pense jamais au peuple, veut supprimer la notion de département de la plaque d’immatriculation française, et là bien sûr, levée de boucliers, forcément, on est en France.
Alors, voilà ! Dans notre société moderne, qui défit la nature et la sauvagerie tous les jours, qui pousse le raffinement jusqu’à manger des petits œufs de poisson salés et tout noirs sur des petits morceaux de pain, en levant le petit doigt, qui sait depuis que les preuves génétiques ont été apportées, qu’il n’y a qu’une seule race humaine et que malgré nos différences, nous sommes tous issus de la même marmite, et bien malgré tout cela, il faut être né quelque part, être identifié de ce groupe pour faire partie du groupe, qu’il faut être reconnu par ses voisins et ses voisines, qu’il faut donc être reconnu rien qu’à sa plaque d’immatriculation.
C’est vrai que les plaques d’immatriculation à département n’avait que des avantages.
Dans Paris, pour peu qu’on suivre un individu “étranger”, je sais pas moi un “13″ ou “85″, ben je vous dis pas le tombereau d’injures que l’imprudent voyageur prend dans les gencives. Pis, il peut dire ce qu’il veut, le bouseux, les accidents, les bouchons, les grèves, les ralentissements, les accrochages, les enlèvements d’enfants à la sorties des écoles, c’est lui, forcément.
C’est toujours l’étranger qui dérange. L’est pas d’ici, lui avec sa plaque. Déjà, il a un accent, il boit pas et il mange pas comme nous, donc c’est un con.
Bien évidemment, on est toujours le con d’un autre : les 93 sont les cons des 75 ; les 85 ceux des 44 ; les 62 ceux des 59, et bien évidemment les Belges, ceux de tous les Français.
Personnellement, je fais tout pour vivre dans l’anonymat, autant dans ma vie que sur la route. Je dis “Vivent les plaques non nationalistes”.
J’peux m’tromper, mais quand même, ça fait réfléchir.
J’peux m’tromper mais…
Comment doit-on qualifier une police ou un corps d’état, en l’occurrence, le bras armé de l’état français, son outil de maintien de l’ordre et de répression, son fer de lance face à l’insécurité qui est forcément grandissante, comme toujours, … comment parler des forces de l’ordre, lorsque coup sur coup, on voit de braves flics arrachés le drapeau tibétains des mains de manifestants pacifiques qui protestent sur le trottoir lors du passage de la flamme olympique à Paris et lorsque d’un autre côté, on voit un jeune à Grasse qui se fait massacrer en toute impunité.
Bon, le jeune, il était pas blanc-blanc : toxico, psychotique, arabe et chômeur, que de handicaps. En plus, il ouvre sa gueule, il s’énerve. Il se rend pas compte, c’est dingue.
Ben, il est mort.
Quant aux porteurs de drapeaux, il n’avaient qu’à pas être là ! Mais qui leur a demandé, à ces braves types d’être aussi zélés dans leurs actions, arrachages de drapeau, tabassage de militants de préférence de couleur jaune, violences contre des militants qui exprimaient leur opposition à régime fasciste.
Quelle est la loi qui interdit de porter un drapeau étranger sur un trottoir à Paris ?
Cette police est l’exacte reflet de notre peuple de citoyens si étonnants au regard des étrangers : violents, obéissants à l’ordre, même s’il est débile, serviles, collaborationnistes et bien sûr, racistes de la façon la plus vile et la plus lâche qui soit.
On a la police qu’on mérite.
J’peux m’tromper mais ça fait réfléchir, tout de même.
J’peux m’tromper, mais
La jument Tipi dormait dans l’écurie
pendant qu’il mangeait de pistolets fourrés
Le cowboy Arthur enfila sa monture,
puis il disparu dans un épais fourré
J’peux m’tromper, mais ça fait réfléchir, tout de même.